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Betsimisaraka. Nombreux qui ne se désunissent pas
N'Tro Madi Abdou
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782343046877
Dans le canal du Mozambique, la femme de tradition arabo-musulmane de l'Archipel des Comores et de certaines provinces de Madagascar est devenue un corps et un visage obéissant. Loin des velléités politiques, la prostitution, ou la décadence du corps, y revêt plusieurs visages. Visage d'enfant, visage de femme noire aux traits asiatiques, teint mat et regard perdu. Subrepticement, les corps se donnent et les sourires se figent, faisant le bonheur des "vazahas" (les étrangers ou les personnes de races blanches), venus, sans poils, avec nudité décente pour jouir des corps bégayants ; la femme se voit derechef déshabitée par son corps : il y a la femme docile, la femme "nymbawani", la femme argent, la femme a-battue, la femme violée, la femme traîtrise, la femme courroucée, la femme toilettée, la femme de "trottoir", la femme objet, la femme abjecte. Dans cette folle quête pour la chair, nombreux ne se désunissent pas.
Le 18 avril 2008, par une résolution, les élus du conseil général de Mayotte délibèrent pour demander au gouvernement français la transformation de l'île française de l'archipel des Comores en département et région d'outre-mer. Au terme de onze mois d'une campagne électorale opaque, la population mahoraise s'exprime par un référendum le 29 mars 2009 à 99,24% en faveur du statut de département. Après avoir été une colonie française, puis une collectivité territoriale sui generis et une collectivité départementale, Mayotte devient à partir du 31 mars 2011, le 101e département français. D'aucuns s'accordent à dire que la départementalisation de Mayotte représente un cadre juridico-institutionnel stable. " C'est l'espoir d'un mieux-être et la fin de toutes les peurs, et de l'antagonisme comoro-comorien " (M. Condro). Mais la matérialisation de ces attentes va dépendre de la manière dont les acteurs politiques locaux traduisent toutes les conséquences du scrutin du 29 mars 2009. Ce livre propose une lecture dialectique de la période écoulée pour tenter de voir comment les hommes politiques actuels s'inscrivent dans ce processus. Quel rapport entretient la classe politique locale avec la jeune génération revenue dans l'île après des formations universitaires ? Comment cette élite s'empare-t-elle des problématiques locales ? Pourquoi la départementalisation de Mayotte a pris tant d'années à se concrétiser ? Peut-on à présent se satisfaire du compromis institutionnel proposé à propos du cas de Mayotte ? Et surtout, l'Etat pourra-t-il à présent tenir ses promesses ? De ces questions dépendra sans doute l'avenir de Mayotte.
Dans une écriture charnelle et polyphonique, le poète revisite un épisode marquant de l'histoire de Mayotte à la fin des années 1960 : le combat de Zéna M'Déré, Zaïna Méresse, Coco Djoumoi, Zakia Madi et de l'ensemble des "Chatouilleuses" , ces femmes qui s'en prenaient aux dirigeants comoriens. Dans ces dix-neuf textes qui entrelacent le passé et le présent, le poète "trumbadour" appelle donc son peuple à se remettre en "marche zébu" pour défendre et incarner un destin altier, combinant fidélité et audace, métissages et unité, mémoire et vision.
Résumé : Un groupe d'explorateurs parti à la recherche du trésor du pharaon se retrouve piégé dans une pyramide Egyptienne... impossible de retrouver la sortie ! Mais le pharaon leur a laissé une chance de s'en sortir : les explorateurs devront s'unir pour décoder ses énigmes et passer de salles en salles jusqu'à la sortie. Un jeu collaboratif palpitant !
Au tout début du XVIIe siècle, Nsaku Ne Vunda, ordonné prêtre et baptisé Dom Antonio Manuel, est chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, il ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s'apprête à embarquer est un navire négrier. De quoi mettre à mal sa foi en Dieu et en l'homme... Wilfried N'Sondé s'empare avec ardeur d'un personnage méconnu de l'Histoire pour dénoncer les horreurs d'une époque d'obscurantisme et exalter la beauté de l'espérance. Ce roman a reçu 10 prix littéraires!4e de couverture : Il s'appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome passe par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s'apprête à embarquer est chargé d'esclaves...Roman d'aventures et récit de formation, «Un océan, deux mers, trois continents» plonge ce personnage méconnu de l'Histoire, véritable Candide africain, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l'homme. Tout d'ardeur poétique, Wilfried N'Sondé exalte les nécessaires vertus de l'égalité, de la fraternité et de l'espérance.Notes Biographiques : Né en 1968 à Brazzaville, Wilfried N'Sondé a grandi en Île-de-France et vécu vingt-cinq ans à Berlin. Il habite désormais à Lyon. Il est l'auteur de cinq romans publiés chez Actes Sud, notamment Le Coeur des enfants léopards (2007, prix des Cinq Continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire) et Un océan, deux mers, trois continents (2018), qui a reçu une dizaine de prix littéraires, parmi lesquels le prix Ahmadou Kourouma, le prix France Bleu / Page des libraires et le prix des lecteurs de L'Express / BFMTV.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.