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Nuit espagnole
Abdessemed Adel ; Ono-dit-Bio Christophe
STOCK
21,15 €
Épuisé
EAN :9782234086524
Adel Abdessemed, l'un des plus audacieux artistes d'aujourd'hui, connu dans le monde entier pour sa liberté irréductible exercée contre tous les pouvoirs, reçoit une mystérieuse invitation à passer une nuit dans le musée Picasso, au coeur de l'exposition "Guernica" . Mais la toile mythique y sera absente. Peinte au lendemain des bombardements fascistes, qui le 26 avril 1937 ont réduit en cendres la ville basque, elle ne peut plus quitter l'Espagne. Il sera accompagné d'un écrivain qui admire son travail, et a reçu la même invitation, sans plus d'explication. Il sera le "scribe" de l'artiste. Le temps d'une nuit intense, sillonnée par les éclairs lancés par les oeuvres d'art, les confessions de l'artiste sur son travail et l'Algérie, et ses dessins au charbon, ils vont traverser le musée comme deux Orphée qui ne peuvent pas se retourner. Dans ce pas de deux sensuel et électrique, on ne sait plus qui manipule qui.
Correspondance entre Adel Abdessemed et Jean-Jacques Aillagon Artiste plasticien, la pratique plurielle d'Adel Abdessemed s'articule autour de la vidéo, de la sculpture, du dessin et de la peinture. Révélé au grand public lors de l'exposition, devant le Centre Pompidou, en 2012, de sa sculpture monumentale représentant le joueur de football Zidane donnant son légendaire "coup de tête" à Materazzi, Adel Abdessemed propose ici un ouvrage plus intime, sur les chemins de la construction sculpturale. C'est en effet en dessinant que le sculpteur trouve et précise ses projets. Esquisses, croquis puis dessins plus élaborés ne sont pas pour autant une part mineure du travail de l'artiste. Cet ouvrage, première monographie à se consacrer aux dessins de l'artiste et introduite par une correspondance avec Jean-Jacques Aillagon, est l'occasion de parcourir et de mieux connaître le travail pictural d'Adel Abdessemed.
Présentation de l'éditeur Il n'y a pas beaucoup d'artistes qui me coupent le souffle, me renversent d'effroi, ou de rire, m'atteignent et me délogent, d'un coup de mot ou de vision. Il y a Shakespeare, Thomas Bernhard, le Dostoïevski du crime, ceux-là peuvent m'épouvanter comme le médecin de campagne de Kafka ou Saint Julien l'Hospitalier ivre du sang des cerfs, et je leur porte une admiration révérente : quelle force il faut pour, d'une image, transpercer l'habitude, la distraction, l'insensibilité, le bouclier du quotidien et se ficher dans la gorge de l'âme ensommeillée ! Adel Abdessemed est de ces renversants. Il peut me mettre en fuite et me ravir. On n'a jamais vu quelqu'un d'aussi joyeusement funambule. Il provoque l'abîme. Il regarde en face le soleil de la cruauté. Adel est arrivé dans mon existence comme un de mes chats, ou comme le dernier enfant.
Réalisés aux Etats-Unis et exposés à New-York, les quatre Christ qui forment l’oeuvre Décor de l’artiste Adel Abdessemed seront exposés pour la première fois en Europe dans la chapelle du musée Unterlinden, en regard de la Crucifixion de Grünewald qui les a inspirés. « Cet ensemble d’un expressionnisme exacerbé par le contraste entre la violence du matériau (le fil de fer barbelé) et la beauté du résultat formel, la taille imposante des corps et leur exposition aérienne, entre le symbole unique et la multiplicité, semble exhiber toute la violence contenue dans la représentation iconique du Christ sur la croix de Grünewald. Mais au-delà de cette dimension dramatique, le matériau utilisé et savamment tressé, la répétition du sujet devenu motif ont une visée ornementale que trahit le titre de l’oeuvre, à concevoir comme une stylisation ou une sublimation de l’image du Christ de Grünewald ».
Ce livre retrace grâce à près d'une cinquantaine de cartons d'invitation d'expositions personnelles de 2001 à 2019, l'aventure artistique d'Adel Abdessemed, figure majeure de la scène culturelle française et internationale. Face à tous les mouvements convulsifs du monde contemporain, l'oeuvre d'Adel Abdessemed est une forme d'engagement ou d'investissement politique, dans laquelle il est question de résistance et de subversion. Bien plus qu'un panorama rétrospectif de 20 ans de carrière, il s'agit d'une introspective au sein de l'oeuvre de l'artiste qui dévoile à travers un échange avec Jérôme Sans, critique et commissaire d'expositions, complice de l'artiste, une réflexion libre et sincère, faite d'anecdotes ou de citations sur ce que lui inspirent les souvenirs de ces expositions. Se penchant sur ses archives personnelles, sondant sa mémoire, il devient son propre commentateur. Sont mis en parallèle une cinquantaine de cartons d'invitation reproduits recto verso et des vues d'expositions comme autant d'indices d'une riche carrière internationale. Autant de microcosmes graphiques qui ont aussi contribué à écrire et ponctuer l'histoire du parcours d'Adel Abdessemed.
Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l?engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l?en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j?irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l?inventerai. Pour qu?il revive. » J.-L.C.Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.Notes Biographiques : Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d?Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai).
Résumé : Homme secret, cinéaste exigeant, Michael Haneke se révèle de manière étonnante dans ce livre, le premier en français qui lui est consacré. Fruit d'une soixantaine d'heures d'entretiens entre Vienne et Paris, cet ouvrage, illustré de 136 photos rares ou inédites, permet au réalisateur de Funny Games et du Ruban blanc d'exprimer sa conception du septième art et sa perception du monde contemporain. Face à Michel Cieutat et Philippe Rouyer, deux critiques de la revue Positif, Michael Haneke revient sur ses années de jeunesse et ses mises en scène au théâtre avant d'évoquer, film par film, son travail à la télévision et au cinéma, de ses débuts en 1974 à son dernier film sorti en 2017, Happy End. Au gré d'échanges libres et passionnés, se dégage l'image d'un créateur singulier, perfectionniste et plein d'humour, qui compte parmi les grands humanistes de notre temps.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?