Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le colibri et l’acacia
Abder-rahman Maher
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336540450
Et si un arbre - l'acacia, arbre endémique - pouvait porter la mémoire d'un peuple ? Et si un oiseau - le colibri, fugace et venu de loin - en révélait les rêves déçus... avant de disparaître, blessé ? Le colibri et l'acacia est d'une rare puissance symbolique, où l'intime et le politique s'entrelacent autour d'une question brûlante : que reste-t-il d'un espoir lorsque la révolution échoue ? A travers le regard d'un caméraman du Sud tunisien, amputé de ses illusions comme de sa jambe, se dresse le tableau bouleversant d'un pays déchiré entre enracinement et modernité. Un roman sur la perte, la résilience et la difficulté de faire dialoguer les héritages locaux avec les promesses venues d'ailleurs. Une oeuvre poétique et engagée, qui interroge notre rapport au changement, à la filiation et à la mémoire collective.
Entre essais et récits de voyage, les articles qui composent cet ouvrage sont une réflexion sur les sociétés latino-américaines contemporaines basée sur les expériences de l'auteur à travers les Caraïbes, l'Amérique centrale et du Sud. Tout se passe entre la forêt amazonienne, les monts du Chiapas, la côte du Belize, le monde rural guatémaltèque, les rues de La Havane et de Montevideo, les cafés de Buenos Aires... Le tout avec un regard issu de la culture maghrébine.
On croyait l'aide humanitaire chasse gardée de l'Occident. Un monopole territorial, logistique, humain, culturel, exercé en faveur des populations en détresse. Or ces vingt dernières années, un phénomène est apparu, qui bouleverse le jeu : les ONG islamiques, créées par des musulmans pour défendre la cause de l'islam. Dotées de moyens financiers considérables, elles sont présentes sur tous les fronts : où l'État est défaillant, elles scolarisent les enfants, prennent en charge les indigents et les orphelins. Dans les pays en guerre, elles soignent les blessés, accueillent les réfugiés. Et en Occident même, dans les prisons, les hôpitaux, les banlieues, elles assistent détenus, malades et défavorisés. Partout elles construisent des mosquées, partout elles suscitent une forte mobilisation politique. Parce qu'elles conjuguent action caritative et prosélytisme, les ONG islamiques sont les instruments modernes du jihad... un jihad humanitaire. Mais qui sont-elles ? Qui les finance ? Quels liens ont-elles avec les mouvements islamistes à l'heure où le terrorisme menace l'équilibre du monde ? Quelles relations entretiennent-elles avec les États " exportateurs " d'islam ? Avec les ONG occidentales ? Jusqu'où ces nouveaux missionnaires mènent-ils la lutte pour défendre leur cause ? Une solide expérience de l'action humanitaire et des années d'enquête facilitées par une double appartenance, arabo-musulmane et occidentale, ont permis à l'auteur d'observer, de rencontrer, d'interroger. Récit du premier voyage au c?ur des ONG islamiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.