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L'école des lectrices : Doubrovsky et la dialectique de l'écrivain
Abdelmoumen Mélika ; Doubrovsky Serge
PU LYON
16,00 €
Épuisé
EAN :9782729708405
Depuis plus de trente ans, l'oeuvre de Serge Doubrovsky, a été interrogée essentiellement à travers l'objet problématique que constitue la notion d'autofiction. Dans L'Ecole des lectrices, Mélikah Abdelmoumen soumet l'oeuvre à une approche inédite, s'appuyant à la fois sur les liens que Doubrovsky n'a pas hésité à tisser avec l'Arnolphe de L'Ecole des femmes, et sur l'un de ses premiers ouvrages critiques, Corneille et la dialectique du héros. Elle étudie la mise en scène d'un rapport dialogique et dialectique toujours approfondi entre deux entités inséparables, L'Ecrivain et sa Lectrice, depuis les premiers récits jusqu'à la somme que représente Un homme de passage (paru en février 2011 aux éditions Grasset). Témoignage de la complexité, mais aussi de la richesse de cette dialectique, l'Ecrivain a lu à son tour sa Lectrice, et Serge Doubrovsky a choisi de répondre aux analyses de Mélikah Abdelmoumen sous la forme de post-scriptum qui émaillent tous les chapitres du présent livre. Un ample entretien inédit clôt ce dialogue insolite et passionnant.
Résumé : Mélikah Abdelmoumen explore l'amitié qui lia William Styron et James Baldwin. Le premier, un Blanc descendant de propriétaires d'esclaves, surtout connu pour son roman Le choix de Sophie. Le second, un Noir descendant d'esclaves, célèbre pour ses prises de parole et ses oeuvres antiracistes. Alors qu'il logeait en 1961 chez Styron dans le Connecticut, Baldwin l'aurait convaincu d'écrire au "je" le récit de la révolte d'esclaves menée par Nat Turner en 1831 dans le sud des Etats-Unis. Un dé? que Styron releva en publiant Les confessions de Nat Turner, prix Pulitzer 1968. Il fut alors vivement critiqué dans un ouvrage écrit par dix écrivains afro-américains. L'autrice québécoise Mélikah Abdelmoumen, Saguenéenne par sa mère et Tunisienne par son père, part à la rencontre de ces deux célèbres auteurs américains du XXe siècle, qui auront amorcé le débat entourant les brûlantes questions de l'appropriation culturelle et de la liberté de l'écrivain. Mélikah Abdelmoumen est née à Chicoutimi en 1972. De 2005 à 2017, elle a vécu à Lyon. Elle est titulaire d'un doctorat en littérature de l'Université de Montréal et a publié de nombreux articles et nouvelles ainsi que des romans et essais, dont Les désastrées (2013) et Douze ans en France (2018). Elle a été éditrice chez Groupe Ville-Marie Littérature, à Montréal, jusqu'en 2021. Elle est rédactrice en chef de la revue Lettres québécoises. Baldwin, Styron et moi est son dixième ouvrage.
Dans ce livre on voit surgir un territoire négligé de l'existence, une zone infime et capitale: celle des instants. Ainsi une promenade, le jour de Thanksgiving, dans un New York désert, renvoie le narrateur à la dureté du monde moderne; un appel téléphonique inattendu, pendant une matinée de travail, ressuscite les oppressions d'un lointain passé. Le temps d'un éclair, le réel fait retour dans la banalité protectrice du quotidien, qu'il secoue en ses assises. Il y a, naturellement, le rendez-vous raté avec l'amour. Mais dans un bureau professoral, lieu inhabituel. Et le rendez-vous, imprévu et réussi, près d'une fontaine de Central Park, avec la mort new-yorkaise. Ce qui est, a été, aurait pu être, n'a pas pu être: chacun se heurte, dans sa vie, à cette part du fantastique. L'écriture, à son tour, s'en fait l'écho, se veut accueil à tous les possibles du langage, rencontres où les mots, comme les émotions, s'entrechoquent. Avec, toutefois, dans cette succession haletante d'instantanés, une distance: celle que maintient l'ironie.
La fonction de régulation cherche l'équilibre entre la concurrence et les autres objectifs d'intérêt général extraconcurrentiels. A travers l'exemple du secteur des communications électroniques et dans une approche comparative des droits français et égyptien, dans ce premier tome, l'auteur interroge l'institutionnalisation de la régulation. Il explique comment la fonction de régulation est née, organiquement et matériellement, dans des contextes politiques et économiques différents. Cette différence de contextes est l'occasion pour des analyses pluridisciplinaires, permettant de comprendre le statut et les missions des régulateurs français et égyptien des communications électroniques.
La fonction de régulation cherche l'équilibre entre la concurrence et les autres objectifs d'intérêt général extraconcurrentiels. A travers l'exemple du secteur des communications électroniques et dans une approche comparative des droits français et égyptien, dans ce deuxième tome, l'auteur interroge l'encadrement de la régulation. Il explique comment cette fonction est exercée dansles deux droits étudiés. Il met notamment en exergue les équilibres entre les larges pouvoirs attribués au régulateur et les droits garantis aux opérateurs économiques. L'encadrement passe également par le contrôle qu'exerce le juge administratif ; un contrôle adapté aux spécicités de la régulation.
Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir proposé à ses élèves d'étudier des caricatures du prophète Mahomet, fut étudiant à l'université Lumière Lyon 2 et à l'université Jean Moulin Lyon 3. En 1995, dans le cadre de sa maîtrise, il soutenait un mémoire de recherche consacré à l'usage et à la symbolique de la couleur noire dans la société française de 1815 à 1995, s'appuyant principalement sur des sources littéraires et picturales. A l'initiative de Christophe Capuano, les Presses universitaires de Lyon ont décidé de publier ce texte afin de faire entendre la voix d'un apprenti historien doté d'une forte culture littéraire, d'une réflexion à la fois fine et audacieuse, enfin d'une grande sensibilité aux images. Ce texte présente également l'intérêt d'apporter un témoignage sur la manière dont l'université formait les futurs historiens et enseignants en histoire il y a 25 ans. Christophe Capuano et Olivier Faure y ont ajouté une préface et les compléments scientifiques et bibliographiques indispensables. Mais, comme le souligne l'avant-propos rédigé conjointement par Nathalie Dompnier, présidente de l'Université Lumière Lyon 2, et Eric Carpano, président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, cet ouvrage constitue avant tout un hommage rendu à un enseignant assassiné dans le cadre de ses fonctions, par deux institutions qui ont contribué à sa formation intellectuelle.