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Ayn Soukhna. Volume 3, Le complexe de galeries-magasins : rapport archéologique
Abd El-Raziq Mahmoud ; Castel Georges ; Tallet Pie
IFAO
49,00 €
Épuisé
EAN :9782724706925
Les complexes de galeries-magasins peuvent être considérés comme l'une des caractéristiques essentielles des "ports intermittents" de l'époque pharaonique qui ont été récemment identifiés. Ce type de dispositif a en effet été successivement mis en évidence sur les trois sites portuaires pharaoniques qui ont fonctionné sur la côte occidentale de la mer Rouge à Mersa Gaouasis, à Ayn Soukhna, et au ouadi el-Jarf. Ces galeries permettaient d'entreposer, entre deux expéditions, le matériel nautique qui leur était nécessaire, et en particulier des embarcations démontées qui étaient laissées sur place en attente de leur prochaine utilisation. La fouille de l'ensemble de ce complexe à Ayn Soukhna a permis de mieux comprendre la fonctionnalité des lieux, notamment grâce à la découverte en place, dans deux des magasins du site, de bateaux qui y avaient été soigneusement rangés avant d'être incendiés. Elle a également démontré la longue utilisation de ce port par les Egyptiens entre l'Ancien Empire et le Moyen Empire. La fouille du site, fruit d'une collaboration entre l'Ifao, l'université d'Ismaïlia et l'université Paris-Sorbonne (UMR 8167 du CNRS), a entre autres été rendue possible par l'aide de plusieurs entreprises françaises installées en Egypte que nous remercions ici : Total-Egypte, Air Liquide, Métro du Caire ligne 3 (Bouygues, Vinci), Barrage d'Assiout (Vinci), Colas Rail, Gaz de France, Electricité de France, Saint-Gobain.
Au retour d'un séjour de près de quinze ans en Algérie, où il a eu à affronter la résistance organisée par l'émir Ahd el-Kader, le général Daumas (1803-1871) se lance clans la rédaction d'un ouvrage dans lequel il consigne l'ensemble de ses observations de terrain. Officier de cavalerie, il a été en contact permanent avec des troupes indigènes ou des aristocraties tribales chez lesquelles le cheval n'est pas un simple moyen de transport. Publié en 1851, cet ouvrage, intitulé les Chevaux du Sahara, est une somme inédite, la première du genre, qui rassemble tout ce que l'on peut dire des relations que les Arabes entretiennent avec le cheval: son élevage, son éducation, les soins à y apporter et les mille manières de l'utiliser - à la guerre, à la chasse ou à la parade, vaste corpus clans lequel s'entremêlent approche empirique et scientifique, religion et superstition, équitation et hippologie. Alors même qu'il travaillait à son ouvrage, le général Daumas est dépêché auprès d'Abd el-Kader, qui, ayant rendu les armes, est détenu à Toulon, avant d'être assigné à résidence à Pau, puis à Amboise. Entre les deux hommes, qui se respectent et s'estiment, ayant en commun, aussi, la passion des chevaux, s'institue un dialogue qui ira en s'enrichissant. Ce sont ainsi des remarques informelles, puis des lettres et même un long texte que Daumas va soigneusement incorporer à son livre, conférant à celui-ci une autorité et une couleur orientales. De multiples rééditions permettent d'intégrer ces apports successifs, avec une correspondance qui se prolongera alors que l'émir libéré, est parti en résidence à Damas, où il exerce un magistère spirituel et politique important. François Pouillon, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, s'est attaché à dresser un inventaire exhaustif de cette littérature équestre et, mieux que cela, à restituer ici certains originaux - écrits en arabe, bien sûr: bonne occasion de vérifier que les traductions publiées par Daumas n'étaient pas aussi mauvaises que certains l'ont craint. Réunis en un seul volume ces textes constituent non seulement la somme la plus importante de l'hippiatrique arabe disponible en langue française mais aussi, au moment où l'on célèbre le bicentenaire de sa naissance (1808), une manière d'honorer la mémoire d'Abd el-Kader, qui fut, outre un grand hippologue, surtout l'homme du dialogue des cultures.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.