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Les labyrinthes
Abbou Malek
BOUQUINS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782382923542
Ce volume est le premier consacré, avec cette ampleur, à un thème universel : la figure du labyrinthe depuis les temps préhistoriques jusqu'à nos jours dans tous les domaines de la création. L'origine du labyrinthe se perd dans un passé immémorial mais sa résurgence à toutes les époques, sous les avatars les plus divers, prouve qu'il n'a jamais réellement disparu de la mémoire collective. Encore aujourd'hui nombre d'architectures labyrinthiques sont au coeur de nos modes de représentation et de nos usages. L'impressionnant réseau de sens et de formes de ces figures nécessitait une pluralité d'approches disciplinaires ; l'archéologie, l'histoire, la géographie, l'anthropologie, l'architecture, l'urbanisme, la sémiologie, la poésie, la musique, la littérature, les arts modernes et contemporains sont ici convoqués pour rendre compte de la grande diversité de leurs manifestations, de leur richesse interprétative, comme de la complexité de leurs influences culturelles. Une documentation iconographique importante courant depuis les temps paléolithiques jusqu'à notre ère planétaire accompagne les contributions des auteurs. L'art pariétal, le mobilier préhistorique, l'artisanat, l'architecture, les arts graphiques et paysagers participent de ce corpus d'illustrations qui éclaire les phénomènes complexes de variations, répétitions, circularités, détours et autres progressions à rebours caractéristiques des graphies labyrinthiques. En ce sens, les schémas, cartes, dessins au trait, gravures, partitions musicales, calligraphies, photographies se révèlent indispensables à la compréhension des différents types de labyrinthes. La première partie - de la préhistoire au Moyen Age - est en bonne part consacrée à l'examen de la genèse et des évolutions d'un labyrinthe classique appelé communément " de type crétois ". Il symbolise un cheminement initiatique, un itinéraire de salut, un support de procession méditative ou de pratiques liturgiques. La deuxième partie - de la Renaissance au XXIe siècle - est celle d'une rupture. En Italie, autour de 1420, de nouvelles formalisations labyrinthiques, détachées de toute tradition religieuse, contribuent à magnifier les arts du jardin. Un type spécifique de labyrinthe prospère : le dédale, qui n'est plus spirituellement instruit. Cet espace sécularisé truffé de méandres et de culs-de-sac retrouve les lignes brisées du dispositif inventé par le légendaire Dédale. Ces pages accordent une place conséquente au XXe siècle, période de révolutions épistémologiques de laquelle naîtront de remarquables variétés de labyrinthes. Les configurations de type rhizomique sont ainsi devenues une métaphore privilégiée de la condition moderne. Leur structure n'a ni centre ni périphérie, ni dedans ni dehors, ses éléments peuvent se connecter entre eux en plusieurs noeuds selon les intentions de l'individu qui, de lui-même, choisit la direction à imprimer à son propre trajet. Mais les auteurs montrent aussi la face heureuse des labyrinthes, quand le symbole prend la fonction d'un rite conjuratoire ou printanier, d'une quête initiatique de soi, d'une chorégraphie dansée, d'une poétique de la dérive urbaine ou d'une pratique de libertinage amoureux. Ce versant solaire donne aussi le ton de cette étude qui a choisi de ne pas désespérer du labyrinthe.
Cet ouvrage est le fruit d'une expérience collective de recherche menée pendant plusieurs années dans le cadre de l'atelier Efigies Aix-Marseille, qui réunit de jeunes chercheurs et chercheuses dans les études de genre, féministes ou de sexualités. C'est au coeur de cette aventure interdisciplinaire qu'a progressivement émergé la notion de "frontière" comme catégorie commune, et mobilisable depuis chacune de nos disciplines pour penser le genre. Partant du postulat que toute frontière est relative, fruit d'activités collectives réitérées et lieu de partage dichotomique mais polysémique, nous avons décidé de travailler ensemble et ce sont les fruits de ce travail que nous livrons ici. De Hong Kong à la Palestine en passant par les hammams de Marseille et le Paris des semi-mondaines, la frontière s'est avérée constituer un précieux outil méthodologique qui, en mettant au centre de l'analyse le principe de partition, permet de penser l'articulation entre féminisme matérialiste et théories queer, en ce qu'ils ont en commun la volonté de questionner les processus de catégorisation, de prendre en compte les rapports de pouvoir comme à la fois structurés et résistibles et enfin de porter attention à la pluralité des formes de pouvoir.
Adam Molina, 40 ans, vient de perdre sa mère. Venu à Lyon spécialement pour l'enterrement, il avait prévu d'en repartir dès le lendemain. C'était sans compter la pression de son père et de son frère pour rester. Les Molina n'ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de cuisiner et encore moins de travailler, pendant sept jours... c'est la tradition. D'autant qu'il doit exécuter la dernière volonté de sa mère et trouver un mari à sa soeur. Une mission qu'il prend très à coeur. Toute la famille sortira-t-elle indemne de ce huis clos caustique et haut en couleur ? Entre tendresse, culpabilité et rancoeur, les souvenirs se mêlent au présent...
Abbou Malek ; Bulteau Michel ; Magnin André ; Ucci
Sang et or, encres de perles anglaises, ombre à paupières, mascara, salive, mercurochrome, bleu de méthylène, crayons et poudre de mine de crayons, lipstick à paillettes, fluid make-up, blush, acrylique magenta crépusculaire ou galactic blue, vernis à ongles de Karachi... La cosméticologie de Matthieu Messagier nous en fait voir de toutes les couleurs. Elle ramène à soi deux aires sémantiques issues d'une racine commune : en grec antique, la kosmétikè, art de la parure dérive du Kosmos. Nature et artifice. Élémentaire et superfluité. Une déclaration de connivence qui a pour effet premier de faire gicler les couleurs comme d'une banderille sur l'encolure d'un taureau de combat. "
Résumé : Les Molina n'ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler... pendant sept jours, comme le veut la tradition. Ils sont en deuil de leur mère Louise. Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir le lendemain de l'enterrement. Mais devant la pression de son père et de son frère aîné Henri, il est contraint de rester. D'autant plus qu'il a une mission, la dernière volonté de sa mère : trouver un mari à Lucie, sa soeur. Dans ce huis clos caustique et haut en couleur, les émotions s'entremêlent, entre tendresse, culpabilité et rancoeur.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
De La Tombe (1917) au Défi d'outre-espace (1935), voici, en trente et un contes et nouvelles, une palette très complète de l'inspiration de Lovecraft lorsqu'elle n'évoque pas le mythe de Cthulhu. L'argument de certaines de ces histoires annonce ce mythe à une époque où l'auteur ne l'avait pas encore cerné. D'autres témoignent de son génie pour renouveler avec un modernisme étonnant les archétypes du fantastique traditionnel: fantômes, vampires, sorcières, satanisme, nécrophilie... Les unes et les autres révèlent une maîtrise de l'atmosphère et un sens du récit faisant de Lovecraft l'un des plus grands auteurs fantastiques. Ce premier ensemble d'histoires est suivi par un second moins connu, car composé des travaux de "nègre" non signés par Lovecraft bien qu'il en soit l'auteur principal ou même unique. Ces deux ensembles de nouvelles sont complétés par Fungi de Yuggoth (cycle de poèmes fantastiques), par l'essai Epouvante et surnaturel en littérature, et par un choix de documents retraçant la vie de Lovecraft selon sa femme et selon ses proches amis.
Résumé : S'inscrivant dans la série du Musée de l'Art, 400 (femmes) artistes est l'ouvrage consacré aux artistes féminines le plus complet et le plus richement illustré jamais publié. Présentant une grande variété d'artistes de différentes périodes historiques, d'origines diverses et utilisant des techniques et des matériaux variés, l'ouvrage est classé par ordre alphabétique. L'oeuvre majeure de chacune est accompagnée d'une courte biographie expliquant son travail dans le contexte plus large de sa pratique artistique. Venant compléter d'autres ouvrages majeurs sur l'art, ce livre propose un glossaire des styles et des mouvements et une introduction explorant les questions plus générales que pose ce sujet intemporel. Célébrant la créativité féminine à travers les âges, 400 (femmes) artistes constitue une lecture indispensable pour tout amateur d'art.