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Quebdani. Chronique d'une vengeance
Abad Antonio ; Romero Naval Ramon
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296033290
Quebdani, petite localité située au cœur du Rif, au Maroc, est aussi la chronique d'une vengeance. Le protagoniste, un Kabyle de la tribu des Beni Urriaguel, arrive au moulin d'une famille de colons espagnols, les Dàvila. C'est l'époque du Protectorat espagnol. Face à cette paix imposée, l'esprit d'indépendance des Rifains reste cependant inaltérable. Antonio Abad reconstruit ici l'histoire basée sur le désir de liberté face à l'oppression, creusant pour cela dans la nature profonde de personnages qui se débattent dans un monde de haine et de solitude. Les Dàvila refuseront la culture et la langue d'une terre qui ne leur appartient pas et qu'ils veulent cependant s'approprier. Le malheur, la rancœur, les actions des insurgés, mais surtout cette trame souterraine entre les ombres du moulin fera qu'un étau terrible ira peu à peu se refermant sur eux. Quebdani est aussi l'exercice habile d'un mélange de psychologie et de sensualité, orchestré par un tempo narratif assez rare pour être remarqué dans l'espace littéraire espagnol d'aujourd'hui.
Résumé : Pour les enfants, se maquiller est une fête en soi, c'est entrer dans la peau du héros favori. En princesse, en homme-araignée, en fée, en lutin, en clown, c'est magique ! L'enfant est doté de nouveaux dons, ceux dont il rêve : le pouvoir de faire rire, de faire peur... Les 25 maquillages de cet ouvrage ont été choisis parmi les plus populaires, ils sont tous présentés en 4 étapes et réalisés par une maquilleuse professionnelle qui dispense tous les conseils utiles.
L?Oubli que nous serons est à la fois le récit d?un crime, la biographie d?un homme, la chroniqued?une famille et l?histoire d?un pays. L?homme est un médecin colombien engagé dans le combat contre la misère et l?ignorance. Le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l?Université de Medellin et travaille dans les quartiers populaires de la ville. Eduqué dans la tradition des Lumières, ce libre penseur croit à la possibilité de changer la vie de ses semblables et de bâtir, grâce à la science, un avenir meilleur. Le portrait de ce père d?exception est dépeint par Abad avec une admiration et un amour tout aussi exceptionnels. Le pays est, bien entendu, la Colombie des années 1980: une société déchirée par la violence et la guerre sans merci que se livrent les paramilitaires, l?armée, les guérilleros et le narcotrafic. L?Oubli que nous serons donne des éléments pour comprendre la genèse de cette situation, car il nous offre une fresque de l?histoire colombienne récente, ou plutôt, une chronique intime de cette histoire à travers le quotidien de la famille Abad. A travers ce dosage équilibré entre histoire publique et chronique privée, le lecteur a l?impression de découvrir les événements qui ont marqué l?histoire colombienne récente, mais de l?intérieur, tel qu?ils ont été vécus par les Colombiens. Enfin, L?Oubli que nous serons est le récit d?un crime: l?assassinat d?un juste, d?un défenseur des droits de l?homme qui n?a pas cédé à la peur ni à la menace des armes. Les pages dans lesquelles Abad raconte les derniers jours de la vie de son père et la scène de l?assassinat sont plus qu?émouvantes: elles sont d?un courage et d?une beauté extraordinaires. En effet, tout au long de ce livre, Abad peut être drôle, amusant, ou émouvant, mais ce qu?il nous raconte porte en lui une exigence de vérité qui soutient le récit, car il s?agit de narrer, de décrire, sans rien cacher de sa douleur, l?assassinat de son père, « L?oubli que nous serons » est d?ailleurs un vers d?un poème de Borges retrouvé sur le corps. Salué par Manuel Rivas, Javier Cercas et Mario Vargas Llosa, le livre s?est placé pendant plus de six mois parmi les préférés du public en Espagne et en Amérique latine, et en juin 2008, le Syndicat de l?Edition et les libraires lui ont attribué le Prix de la Foire du livre de Madrid.
Résumé : Trahisons de la mémoire est une sorte de suite ou de supplément à L'oubli que nous serons (Gallimard, 2010), dont les trois récits qui le composent sont étroitement liés aux circonstances de la mort du docteur Abad, le père de l'auteur, telle qu'elle nous est racontée par l'auteur dans son précédent livre. Le premier récit revient ainsi sur la polémique lancée par la fin de L'oubli que nous serons. Abad racontait avoir trouvé dans la poche de son père, le jour de l'assassinat, un poème inédit de Borges. Accusé d'avoir menti pour attirer l'attention, il mène une enquête minutieuse pour faire la lumière sur cette affaire littéraire. C'est ainsi que débute un long voyage qui le mène de Bogotá à Buenos Aires et de Buenos Aires à Paris, puis à Berlin, un voyage au cours duquel il rencontrera des éditeurs, des libraires, des bouquinistes, des critiques littéraires, des amis et des ennemis de Borges. Plusieurs versions du poème vont apparaître ici et là, des deux côtés de l'Atlantique - les récits sur sa genèse et sa diffusion vont bifurquer et se multiplier d'une manière vertigineuse - et les versions inédites vont souvent se confondre avec des apocryphes. L'investigation prend fin à Paris. Le poète français Jean-Dominique Rey apporte à Abad la preuve dont il avait besoin pour valider l'authenticité du poème et pour expliquer pourquoi il n'avait pas été inclus dans les oeuvres de l'Argentin. Mais au-delà de l'enquête, Héctor Abad livre une belle méditation sur l'oubli et la mémoire : " Je suis une tête en l'air, un distrait ", écrit-il, " mais je peux néanmoins dire que grâce à mon désir de ne pas oublier cette ombre, mon père, il m'est arrivé quelque chose d'extraordinaire : cet après-midi-là sa poitrine n'était protégée que par un fragile morceau de papier, un poème qui n'a pas empêché sa mort. Mais il est beau de penser que quelques lettres tachées par les dernières gouttes de sa vie aient sauvé un poème oublié de Borges sur l'oubli ". Les deux autres récits décrivent les premières années de l'exil d'Héctor Abad en Italie, après l'assassinat de son père. Rappelons qu'il a lui-même été menacé par les escadrons de la mort après le meurtre et qu'il a dû quitter la Colombie avec sa famille. Le dernier récit prolonge notamment cette mélancolie sous la forme d'une réflexion littéraire sur ce qu'il appelle les " ex futurs moi ", les chemins que l'on aurait pu prendre dans la vie mais également ceux que l'écrivain trace à travers ses personnages.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.